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samedi 6 février 2010

MACHINE HEAD ~ Le Zénith. Paris.










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Opening:
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[Hardcore]






Ce qu’en a pensé Vik :

« HEADBANGING, MOTHERFUCKERS !!! » Machine “Fucking” Head peut être considéré comme l'un des groupes de métal les plus influents et agressifs de ces quinze dernières années, grâce à leur premier album intitulé « Burn My Eyes » (chef-d'œuvre absolu, publié le 9 août 1994) qui les a portés à l'Olympe de la musique lourde du Nu-métal. Il faut le reconnaître, ils savent frapper vraiment dur. Avec leur sixième album studio, « The Blackening » (sorti le 26 mars 2007 et réédité en Limited Tour Edition le 27 octobre 2008), Flynn et son entreprise font un retour aux origines, et obtiennent un nouveau succès grâce à la qualité des compositions : l’album a été accueilli avec beaucoup d'enthousiasme, non seulement par les fans du groupe, mais aussi dans le monde du métal en général. Ce que tous les fans du groupe attendaient s’est concrétisé dans ce grand album, pas banal, et qui mérite plus d’un écoute.  Un peu plus d’une heure, huit chansons, une vitesse éblouissante, des riffs de rock dur et une violence sonore extrême, avec des sonorités typiques de Thrash des années 80.  Un peu loin de « Master Of Puppets » (l’album historique de Metallica, la bible du Thrash Metal), mais on pourrait le ranger à côté sans rougir, tant c’est un album tout simplement parfait : une production monstrueuse, un son imposant, une atmosphère sombre et pénétrante, une technique impeccable et un groove dévastateur. Une chevauchée triomphale avec des morceaux destinés à vos centres nerveux, qui vous invitent à monter le volume au maximum afin de mieux profiter de la puissance qui s’en dégage. Oui, un chef-d'œuvre incontestable produit par Flynn, qui a engendré une série de tournées mondiales qui dure depuis 3 ans (avec plus de 350 concerts). Un album qui reste encore la meilleure carte de visite pour un concert irrésistible, d’une violence animale. Machine Head est donc en tête d'affiche (comme à L’Elysée Montmartre le 29 novembre 2007), ce soir au Zénith de Paris (un Zénith qu’il n’avait pas honoré de sa présence depuis le 22 décembre 1999). A noter pour la petite histoire que mon premier concert de MH, c'était le 21 mai 1995 à l'Élysée Montmartre.

Ce soir il y aura, outre Machine Head, deux groupes : Hatebreed et Bleeding Through… Un trio ravageur qui forme la tournée "The Black Procession", prête à démolir tous les atomes du Zénith en ce froid 6 février 2010 : tant pis pour les absents qui ne se réchaufferont pas, car la nuit s'annonce brûlante. All Shall Perish, groupe d’ouverture prévu sur l’affiche, ne sera pas là ce soir (pour des raisons encore peu claires), leur place reste vacante, heureusement... ce qui va donner plus de temps aux trois groupes restants pour s’éclater, sous le même drapeau Hardcore-Metalcore.

Les grilles d'accès à la salle s’ouvrent à 18h30, et après la fouille, me voilà entraîné dans la course de la horde de fans hardcore, pour squatter une place à la barrière droite et être compressé, comme des bêtes, les uns contre les autres devant la scène... car un concert de MH se vit autrement que dans les gradins. Idéalement placé, au premier rang, avec le batteur à ma gauche et le pied de micro prévu pour Robb Flynn, pour déguster, sous haute dose d’adrénaline, un concert de malades.

19h01 : c’est tôt, mais la soirée commence immédiatement avec Bleeding Through, groupe américain de Metalcore, idéal pour donner un premier coup de fouet… dans une salle loin d’être pleine, mais devant un juste nombre de personnes. Une demi-heure de set, c’est ce qui est accordé à Brandan Schieppati et associés qui se lâchent pour offrir le meilleur d’eux mêmes, compte tenu du temps limité : Finnis Fatalis Spei en ouverture, Declaration qui suit, Love Lost in a Hail of Gunfire avant le final avec l'ovationné Kill To Believe. Un chanteur, Bredan, qui hurle comme un forcené, avec une invraisemblable violence, tandis qu’une merveilleuse Martha (clin d'œil à Gilles B.) fait bien sentir sa présence aux claviers. Un set prodigieux que le public a aimé, chose importante… et je trouve qu’ils auraient pu jouer plus longtemps sans problèmes.

Mais la soirée ne fait que commencer... et c’est la folie, un public qui n'attendait que cela. Derrière, des métalleux de tout âges, bière a la main, sont prêts à hurler, et les fans hardcore à la barrière donnent le ton : « Fucking Machine Head » à pleins poumons !

19h50 : C’est le tour de Hatebreed, un groupe culte américain de hardcore, et la furie monte d'un cran dès les premières notes qui résonnent dans la salle, avec le morceau d'ouverture I Will Be Heard. Ils démarrent avec cette chanson qui, d'habitude, clôt leur set, pour un départ de fusée immédiat. Le public, qui s’est massé sous la scène, prend l'excitation de plein fouet, et sous les incitations du groupe, exhale des râles de plaisir en participant au refrain « I Will Be, I Will Be Heard, I Will Be, I Will Be Heard... » ! Jasta, le chanteur, exhorte à plusieurs reprises les personnes présentes pour qu’ils chantent plus fort. Bon départ, les « circles pits » peuvent se mettre en place. Pour les quatre premiers morceaux, Hatebreed utilise des chansons plus anciennes, Never Let It Die, Tear It Down, Last Breath avant un triplet extrait de leur dernier opus - qui s’appelle simplement « Hatebreed » (sorti le 29 septembre 2009). Suit un glissement vers des chansons du répertoire du passé, et on repart dans un saut stellaire aux origines avec Empty Promises, datant de 1997. Maintenant le temps semble s'être envolé, et nous en sommes déjà à la fin. La question ? Mais quelle chanson vont-ils jouer, pour le coup de grâce de ce public si enthousiaste ?  Reste l’unique possibilité pour cette 16ème place... eh bien oui, Destroy Everything, de l’album « Supremacy » (2006). Un final en forme d’explosion brutale pour un concert vraiment excellent. Ce soir, nous avons assisté à une performance extraordinaire d’un groupe en pleine forme. Témoin en est les longs chœurs « Hatebreed, Hatebreed, Hatebreed » qui suivent le concert, invoquant le nom du groupe de Jasta. Un set de 50 minutes pour un vrai groupe de scène réglé en système binaire, puissance et furie, pour une ambiance survoltée...
On change les planches d’une façon plutôt rapide... et on dispose de grands rideaux noirs pour cacher la nouvelle scène. Nouvelle attente face à ce rideau, on ne voit rien, mais on se pose des questions, et se déclenchent les premier cris qui réclament le groupe « Machine Fucking Head ! ». Le « petit Zénith » est complètement plein, et tous attendent avec impatience l’arrivée sur scène de la vedette principale de la soirée. Car il est maintenant grand temps d’assister à l'événement principal... la chanson Diary Of A Madman (1981) de Ozzy  retentit des amplis me et se propage dans la salle, annonçant que l'apothéose infernale s'approche.



21h15 : les lumières s'éteignent de nouveau, c’est un moment magique d’excitation, et un nouvel éclairage prend la relève, un rouge bien sale avec des variantes (blanches, jaunes et vertes)… Avec les hurlements du public en renfort, l'ambiance est absolument démente... le rideau tombe sur les dernières notes de Ozzy, et une autre intro, symphonique et brève, prend la relève : Ave Satani (le thème du film The Omen, de 1976), déjà utilisé par Black Sabbath pour leurs tournées. Voici le poids lourd de la soirée, qui entre dans le noir : Machine Head, le quatuor originaire d’Oakland ! Ou si vous préférez l'expression des fans, Machine “Fucking” Head... une machine de guerre, un char d’assaut, une bombe atomique... des gars dont la détermination habituelle est : « Fuck ! Il faut faire éclater la salle ». Lumière sur la scène : le décor titanesque de base, c’est l’album en couleurs et dessins. La scène est sobre, efficace, sans trop de fioritures... fucking, pour être à la mode. Dave McClain est le premier à entrer, il s’installe en haut de sa batterie surélevée, en plein milieu, entre deux murs d’amplis décorés qui rappellent l’artwork de l’album. Suivent le chef, Robb, le discret Phill, et le géant Adam. Le rouleau compresseur se met en place, puis en marche, avec un son au niveau maximal. Une déflagration, la guerre des tranchées est déclarée dans la fosse bouillante, et sur les gradins le public est déjà debout. Le spectacle s’annonce épique, et je voudrais même le classer comme  « mythique ».

En guise de première chanson, ils crachent une longue intro suivit d’une explosion de riffs, en vociférant dans le micro, Clenching the Fists of Dissent, l’ouverture classique du nouvel album de 2007, « The Blackening » : on embraye tout de suite la vitesse « destroy ». Après une sombre intro de guitare claire, un riff surpuissant frappe de plein fouet les visages des spectateurs (… jusqu’au sang ?), créant la ligne directrice du morceau, sur laquelle se grefferont d’autres excursions instrumentales, agréables car inattendues. La chanson est déjà un classique de toute beauté… La bombe est lâchée, c’est le chaos total dans un mosh-pit d'une rare violence (forçant les préposés de la sécurité à intervenir immédiatement). Suit, enchaîné (« From the record Through the Ashes Of Empire »), un autre classique désormais culte : Imperium, joué sans intro… C’est un autre gros calibre inévitable, avec ces riffs de guitare géants, bien gras, lourds et tranchants. Le refrain « Hear me now, Words I vow, No fucking regrets... » est scandé par la horde de fans ravis.

Ce début de concert est d’une brutalité animale, et l’énergie dégagée témoigne d’une rage évidente, le son est énorme mais clair (c’est même une première pour un concert de metal !)... et le restera pendant tout le concert ! Dave, derrière ses fûts, frappe fort, il veut tout casser, et le volume est au maximum, on nous en met plein les oreilles. C’est un putain de massacre collectif, qui secoue littéralement la salle avec des Circles Pits à répétition et une implication totale de l'amphithéâtre. Les voix sont déjà cassées, imprégnées et littéralement incorporées dans le mélange bitumineux jailli par la basse puissante d’Adam Duce, fouettées par les guitares de Robb Flynn, le front-man du groupe, et Phil Demmel, écrasées par la frappe faramineuse du batteur Dave McClain. La première impression est superbe : c’est un groupe absolument au sommet de sa forme, avec le charismatique Robb dans son rôle de prédicateur ! « Headbang Motherfuckers !!! »… Rob, avec un plaisir sadique, implique tout le monde dans le spectacle. Et les autres trois bouchers ? Dave, toujours plus puissant et précis derrière la batterie, Adam fait un massacre, claquant sa basse pour secouer l'espace de la salle, et enfin le grand Phil, le second guitariste solo, avec ses doits magiques qui courent de bas en haut sur le manche de sa guitare, secoue la tête comme un fou, le visage caché par ses cheveux, maltraitant ses cordes pour envoyer les fans en extase, riff après riff.

Déjà une double crise cardiaque avec mes deux chansons préférées, deux chansons qui font serrer les poings de tous les dissidents… Mais j'espère des nouveautés dans la set list par rapport aux fois précédentes où j'ai eu la chance d'assister à leur spectacle.  Ce soir, je suis satisfait : en plus des habituelles Beautiful Mourning, Ten Ton Hammer, Struck A Nerve, Now I Lay Thee Down, Struck A Nerve (avec le plus grand Circle Pit de la soirée) et l’exaltante Aesthetics of Hate (nomination aux Grammy Awards et hommage au disparu « Dimebag » Darrell de Pantera), arrivent les surprises avec l’historique Old, une chanson extraite de leur plus bel album (« Burn My Eyes » de 1994) et The Burning Red, un titre plus calme, ainsi que  Exhale The Vile et Bulldozer, bien acceptés. Le groupe déchiquète chanson après chanson pour ravir les fans avec son jeu lourd et rapide à la fois, et avec des harmonies complexes et stratifiées. Robb, qui semble apprécier le public parisien, n'arrête pas de dire, avec un sourire : « You are Amazing ! », et demande à la salle de lui faire « The Big Circle Pit Ever ! ». Chose dite, chose faite. La fureur du public atteint l’apothéose dans le chaos ambiant. Il fallait y être pour le voir !!! Après le mythique et féroce Block, avec son refrain à base de « Fuck it all », crié avec bonheur, haut et fort et à pleins poumons, par tout le monde, il y a un problème technique avec la guitare pour Robb, ce qui nous vaut un moment de pause, qui pour certains, marque la fin du concert. Mais nous les fans, nous savons qu’il y a encore deux pièces de résistance, et que le concert ne peut pas se conclure sans ces deux chansons. Le Zénith tout entier scande avec furie « Fucking Machine Head », avant de les voir revenir…

… car, quelques minutes plus tard, le groupe est de retour, « Paris, are you ready to handbang ? », pour un rappel de folie.  Robb Flynn, le maître d’œuvre, est dans  un premier temps seul sur les planches, il remercie le public pour ce succès, pour la réception que l’album a rencontré, il affirme que ses derniers concerts à Paris avec Metallica (les 1er et 2 Avril 2009 au POPB) sont un grand souvenir (…pour moi aussi !), et crie en concluant : « Machine Head will be back, again ! » Puis, tout en jouant de la guitare aussi vite et aussi fort que possible, il présente le fantastique - et touchant - Halo, un morceau plus que grandiose, face au rugissement qui monte de l'amphithéâtre. Le refrain est immédiatement repris : « Our time will come, our time will come, Our time is now, our time is now ...». Une occasion de jouer en syncro avec Phil en « twin guitars », dos à dos. Les soli de guitares sont incroyables de justesse. Vers la fin, Robb commence à saluer le public, qui hurle, et à remercier de nouveau ses fans. Puis, il se met à hurler : « Do you feel free ? Let freedom ring with the shotgun blast ! », avant l’explosion finale du furieux Davidian (le plus beau morceau de « Burn My Eyes »), mémorable de brutalité, déchiré par un duel de riffs de guitare, une ligne de basse lourde et assourdissante, secondé par les coups du batteur, alternant main gauche et main droite.

C’est le titre que tout le monde attendait pour s’éclater dans un Circle Pit infernal. Du jamais vu... vraiment impressionnant, la fosse entière du Zénith devient une roue qui turbine, comme l’œil d’un cyclone, pour le plus grand plaisir de Machine Head. Le groupe est déchaîné, et la foule aussi, mais il y du bonheur dans l’air. Dur de rester en place sans être aspiré par la masse. Fuck yeah ! Les fans crient « Fucking Machine Head », « Fucking Machine Head » à s’en arracher les poumons, sous la pression de la fin du concert. « Put Your Fuckin' Fist In The Air » marque l'arrêt de la grande épreuve du groupe américain. Le groupe vient saluer son public, l’air exténué et les cheveux en vrac, collés de sueur sur le visage. Le tout a été filmé, pour un futur DVD.

Le spectacle se termine ainsi, avec l’ovation obligatoire… et une fois encore, Machine Head, qui a joué à la perfection sa setlist dans une salle enfin digne de leur statut, confirme (comme si quelqu'un avait encore des doutes) qu’ils sont toujours un groupe brutal sur scène, capable de vous fracasser les tympans. Ils seront bientôt de retour avec un nouvel album, un rendez-vous à ne pas manquer. Et le Thrash ? Toujours présent, torturé et saignant, avec du sang qui coule à flot, mais avec des passages mélodiques, qui permettent à la voix de se reposer. Un excellent concert, mémorable en nombre de Circle Pits (impossible de tous les compter), donné par un groupe de grande classe.

Bon, ça n’a peut-être pas été un plaisir pour les yeux, la voix, le dos, les jambes et les cervicales... mais bref, malgré ces petits soucis, le mur du son construit par Machine Head, le monstre du Thrash, a été implacable durant 1h50 et 15 titres. Maintenant, on est obligés d’attendre et d’espérer que le prochain concert soit aussi bon et sans bavures que celui de ce soir, avec un nouvel opus, qui devra marquer un nouveau chapitre de leur carrière. Avertissement pour les novices : MH, groupe de référence, peut tuer sur CD, mais en concert, je le confirme, c’est une boucherie, et le volume de la basse de Dave est tellement puissant qu’il vous arrache les tripes.

Je sors de la salle, poussé dehors par la musique de fond, la chemise encore trempée, fatigué, j’ai mal partout, et je découvre que la nuit est tombée sur le Zénith dans un froid persistant. Je m’en vais tout de suite réécouter le classique « Burn My Eyes », la douche froide de 1994.

Til you're dead and gone
Gone
Dead and gone!
You're gone!
»








Bleeding Through est un sextet originaire de Orange County en Californie, fondé en 1999 comme side project par Brandan Schieppati (alors guitariste de 18 visions).  Musicalement le groupe fait partie du très à la mode mouvement metalcore des Killswitch Engage et consorts. Néanmoins il se démarque des autres sur plusieurs point: Par le brassage des genres utilisée dans sa musique, comme les influences black metal apportées par le clavier, ou les riffs lourds à la suédoise. Ensuite, leur look qui fait penser aux Misfits ayant piqué la trousse de maquillage de Placebo... Après deux album sortis en 2001 et 2002 passés plutôt inaperçus, le groupe explose en 2003 grâce à sa signature sur le label qui monte, Trustkill, (appartenant à Roadrunner Records) et à l'album This is Love, This is Murderous. 

 (http://www.myspace.com/bleedingthrough)



Hatebreed est un groupe américain de Hardcore originaire de Bridgeport dans le Connecticut. Le groupe se forme en novembre 1994. Influencé par le trash metal et le punk, le groupe est devenu l'un des précurseur du metalcore américain dans les années 2000.

(http://www.myspace.com/hatebreed)





Machine Head est un groupe de thrash metal de type groove metal (parfois même influencé par le metalcore sur certains albums) créé en 1992 à Oakland. Considéré comme un groupe de seconde zone dans son propre pays, Machine Head bénéficie au contraire, et ce depuis ses débuts, d’un succès certain auprès des metalheads européens. Le premier album, Burn My Eyes (1994), est souvent considéré comme ayant contribué au genre metal de manière aussi importante que Reign in Blood de Slayer et Master of Puppets de Metallica.

(http://www.myspace.com/machinehead)


2001 Dust to Ashes
2002 Portrait of the Goddess
2003 This Is Love, This Is Murderous
2006 The Truth
2008 Declaration
2010 Bleeding Through


    Split 7" (1995)
    •    Under The Knife (1996)
    •    Satisfaction is the Death of Desire (1997)
    •    Perseverance (2002)
    •    The Rise of Brutality (2003)
    •    Supremacy (2006)
    •    For The Lions (covers of lions)-(Reprises de grands groupes de Metal et Hardcore) (2009)
    •    Hatebreed ( 2009)



- "Demo 93" (démo - 1993 )
- "Burn my Eyes" (1994)
- "The More Things Change..." (1997)
- "The Burning Red" (1999)
- "Year of the Dragon: Japan Tour Diary" (Live - 2000)
- "Supercharger" (2001)
- "Hellalive" (Live - 2003)
- "Maximum Machine Head" (2004)
- "Through The Ashes Of Empires" (2004)
- "The Blackening" (2007)





    Brandan Schieppati – lead vocals, occasional guitars (since 1999)
    •    Brian Leppke – guitars (since 2001)
    •    Dave Nassie – guitars (since 2009)
    •    Ryan Wombacher – bass, backing vocals (since 2001)
    •    Marta Peterson – keyboards (since 2004)
    •    Derek Youngsma – drums, percussion (since 2001)







Frank "3-Gun" Novinec : Guitar
Jamey Jasta : Vocal
Matt Byrne : Drums
Wayne Lozinak : Guitar
Chris Beattie : Bass


















* Robb Flynn - vocals, guitars (1992–present)
* Phil Demmel - guitars (2003–present)
* Adam Duce - Bass guitar, backing vocals (1992–present)
* Dave McClain - drums (1995–present)














1. Finnis Fatalis Spei (Declaration - 2008)
2. Declaration (You Can't Destroy What You Can Not Replace) (Declaration - 2008)
3. Orange County Blonde and Blue (Declaration - 2008)
4. For Love And Failing (The Truth - 2006)
5. Love Lost In A Hail Of Gun Fire (This Is Love, This Is Murderous - 2003)
6. Revenge I Seek (This Is Love, This Is Murderous - 2003)
7. Kill To Believe (The Truth - 2006)

La durée du concert : 0h30



1.    I Will Be Heard (Perseverance - 2002)
    2.    Never Let It Die (Supremacy - 2006)
    3.    Tear It Down (The Rise Of Brutality - 2003)
    4.    Last Breath (Satisfaction Is The Death Of Desire - 1997)
    5.    In Ashes They Shall Reap (Hatebreed - 2009)
    6.    Merciless Tide (Hatebreed - 2009)
    7.    Everyone Bleeds Now (Hatebreed - 2009)
    8.    Live For This (The Rise Of Brutality - 2003)
    9.    Before Dishonor (Satisfaction Is The Death Of Desire - 1997)
    10.    To The Threshold (Supremacy - 2006)
    11.    Perseverance (Perseverance - 2002)
    12.    Doomsayer (The Rise Of Brutality - 2003)
    13.    Defeatist (Supremacy - 2006)
    14.    Proven (Perseverance - 2002)
    15.    Empty Promises (Satisfaction Is The Death Of Desire - 1997)
    16.    Destroy Everything (Supremacy - 2006)

La durée du concert : 0h50



    1.    Clenching the Fists of Dissent (The Blackening - 2007)
    2.    Imperium (Through The Ashes Of Empire - 2004)
    3.    Beautiful Mourning (The Blackening - 2007)
    4.    Spine (The More Things Change... - 1997)
    5.    Ten Ton Hammer (The More Things Change... - 1997)
    6.    Now I Lay Thee Down (The Blackening - 2007)
    7.    Struck A Nerve (The More Things Change... - 1997)
    8.    Aesthetics of Hate (The Blackening - 2007)
    9.    Old (Burn My Eyes - 1994)
    10.    The Burning Red (The Burning Red - 1999)
    11.    Exhale The Vile (The Burning Red - 1999)
    12.    Bulldozer (Supercharger - 2001)
    13.    Block (Burn My Eyes - 1994)

    Encore

    14.    Halo (The Blackening - 2007)
    15.    Davidian (Burn My Eyes - 1994))


La durée du concert : 1h45


AFFICHE / PROMO / FLYER


  


































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